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Bien le bonjour chers lecteurs. Depuis la tempête qui a paralysé les Caraïbes et foutu sans dessus dessous l’élan de travail de vos rédacteurs préférés (ou pas héhé), il y a matière à dire, et pour cause. Dans le grand sud, au nord est de la fameuse Baie des Pirates, un combat sans merci oppose ces derniers aux corsaires Espagnols.
Le titre de ce brulot aurait également pu s’intituler les Pirates seuls contre tous, car c’est un fait ces deux parties qui se livrent actuellement à une guerre sans merci sont comme qui dirait….dans la mouise.
Pour vous résumer cette affaire, d’un côté nous avons les corsaires Espagnols emmenés par les fidèles de la Casa Velasquez, aidés des cendres de la Hernandad qui semble difficilement s’être remise du départ de Potter et Rymkawa, sans oublier les Loups de Mers Sanguinaires et le gentilhomme nobliau Talcazar dans son galion moderne.
Tout ce petit monde a donc choisit d’escorter un convoi royal de 7 galions menés par le capitaine Henrique Canete dont parait il le contenu d’une seule de ses cales pourrait valoir fort cher, de quoi armer plusieurs navires….
Comme d’habitude nos chers compadres de la corona se sont lancés dans cette aventure contre tous les vautours qui voudraient toucher à leur or qui doit être ramené à Tolède coûte que coûte. Avec courage certes, mais des moyens limités en effectifs comme en matériel. Pris entre le feu de l’Okrama Invisible et des Frères de la Côte tous droits venus du centre pour avoir leur part du gâteau, ils ont commencé à enregistrer de lourdes pertes dans leur escorte dès leur arrivée au large de Cartagéna, Santa Maria et Rio, malgré une vaillance au combat qu’il faut tout de même saluer. Pertes infligées également au nord de la Baie de Maracaïbo où les attendaient les Pirates, tapis en meute et plus coordonnés que jamais. Pertes entièrement de leur faute enfin quand leurs retardataires tentèrent de reprendre Carthagéna à la France après passage du convoi, lorsque les Preneurs de Ports leur tombèrent dessus sans crier gare, n’en faisant qu’une bouchée.
Ce qui nous amène donc à nos chers amis au jolly roger dont la situation est à peine plus reluisante même s’ils semblent avoir le vent en poupe depuis quelques semaines.
Mais revenons donc en arrière…Suite à leur débacle dans le centre, et à l’affaire du piège à coucou, qui firent grand bruit. Voilà donc nos obscurs héros à poil de mature mais riches comme Crésus. On se demande grâce à qui hahahaha? A peine arrivés à bon port, ils remontent une belle flotte en moins de quinze jours dans leur bastion inexpugnable de Maracaïbo, dernière zone libre de la carte.
Evidémment ça vous remonte le moral d’affréter de si beaux joujous. Les voilà donc repartis, les poches vides mais remontés comme des pendules, Piastreux pour la plupart, qui choisissent pour l’occasion d’agrandir les effectifs de leur confrérie, bientôt rejoints par les Chevaliers de la Plume Noire. Et ouais! (bon en même temps là c’est sur c’est facile pour la source d’informations je sais)
Tout frais sortis de la cité, il cueillent donc les pauvres Espagnols qui arrivent de l’ouest au compte goute et leur offrent quelques chaloupes, au rythme éffréné de deux par jour pendant près d’une semaine.
Maiiiiis c’est là qu’il y a problême. Les Espagnols sentent bien que les Pirates profitent de la flotte royale sortie de Coro pour se payer du bon temps, et rameutent leurs vaisseaux 3 ponts pour les combattre, tout en réarmant tranquillement dans la colonie. S’ensuit une reculade mémorable des Pirates qui combatent comme ils peuvent mais sans casse, d’un coté comme de l’autre.
Là dessus arrive la grande tempête! Foutredieu elle nous a bien paralysé quand même. 3 semaines si je me trompe pas…quoique avec le rhum je sais plus trop. Bref…
C’est ainsi que le climat se calmant, nos chers Pirates retrouvent la baie déserte face à eux. Où sont passés les 3 ponts? Dieu seul le sait. Le sage d’une tribu locale, appelé maitre Kara d’Oc, aurait dit les avoir vu dériver vers le nord ouest inexorabelement, accompagnés des fameux galions.
Voilà qui changeait la donne. Entre temps nos chers Pirates, nullement au courrant de leurs positions, décident de foncer sur Coro en opportunistes finits. Malheureusement pour nos chers amis Espagnols qui n’ont que 8 tartanes pour se défendre.
Leur défaite sera sans appel. En 3 jours, les Pirates prennent la ville, ne déplorant la perte que d’une frégate d’escorte qui menait l’attaque au côté de votre humble narrateur, celle d’Arland Vanertal qui justifia son surnom de “Maudit” pour le coup.
Les Espagnols avaient donc été surpris après la tempête par cette attaque furtivement menée. Mais les Pirates avaient fait leur choix. Pendant qu’ils prenaient la ville, au nord ouest les galions avançaient lentement mais surement. Les Espagnols leur en voulaient à présent, et détachèrent 6 de leur 8 vaisseaux 3 ponts, pour leur fermer la passe.
A l’heure où j’écris ces lignes de ma poupe, je les apperçois sur l’horizon, entouré de mes frères Piastreux et de nos alliés de la Plume Noire. Les corsaires Espagnols formant une armée de tartanes sont tous à Curaçao, les galions également.
Un seul manque à l’appel, pris par les Frères de la Côte qui n’ont pas dit leur dernier môt, toujours lancés à la poursuite de ce cortège, et qui sont actuellement signalés comme navigant au nord ouest des Piastreux et des vaisseaux 3 ponts qui leur font face.
Conclusion?
La tempête a profité aux Pirates pour prendre Coro, mais les a certainement éloignés irrémédiablement des galions. Par ailleurs on notera que si cette prise leur a redonné du baume au coeur, leur situation dans les Caraïbes semble des plus précaires puisqu’à l’heure où je vous parle, la ville de Tampa est en train de tomber aux mains des Anglais Ghost Squadron. Les Piastreux alignent une flotte des plus respectables, mais pour combien de temps? Sauront ils défendre leurs dernières possessions dans la Baie des Pirates? Le combat les opposant actuellement aux vaisseaux 3 ponts pourrait s’avérer déterminant pour l’avenir tout entier de la piraterie, c’est un fait.
Quant à nos Espagnols, une fois de plus seuls et contraints de défendre, nous pouvons affirmer comme fait établit que leur guerre face à la Hollande, la France, ainsi que leur opposition aux Pirates dans la défense du convoi, mobilisant une grande partie de leurs forces dans le sud, pourrait leur porter préjudice ailleurs. On me mumurre dans l’oreille que les PDP se seraient empressés de leur reprendre Santa Catalina au passage, et il est possible que ça ne soit que le début d’une funste série.
A qui profite le crime? Les Français peut être. Les FDLC on le sait ont dépouillé un de leurs galions et ont la possibilité de contourner les vaisseaux 3 ponts par le nord pour poursuivre l’escorte. Le feront ils? L’approche de Curaçao pourrait s’avérer plus qu’épineuse. Choisiront ils l’option d’attaquer la flotte royale en étau de concert avec les Pirates? Rien n’est sur. Ce qui l’est par contre c’est qu’ils semblent avoir assuré leurs arrières avec la présence des Corsaires Bretons du côté de Rio et compagnie. Mais n’oublions pas que l’affaire du piège à coucou n’est peut être pas terminée. Ses retombées pourraient affecter la toute puissance actuelle du Lys. Et le centre si bien gardé il y a peu pourrait se trouver démunit face à l’Angleterre qui a bien besoin de retrouver des couleurs, la Hollande parait il ayant choisit de mener la vie dure à l’Espagne….
La rédaction, au centre de ce conflit majeur, vous tiendra bien entendu au courrant du dénouement de cette affaire.
D.D
Aujourd’hui chers lecteurs du Pigeon Enchainé, j’ai décidé de faire honneur à l’un des piliers de la si controversée et redoutable confrérie des Preneurs de Ports, le capitaine Morgenstein, qui me reçoit à bord de sa tartane, non pas en tant que pirate, mais en tant que journaliste bien sur. Après tout ils méritent d’avoir la parole eux aussi.
-Capitaine, que pensez vous des combats actuels dans le sud opposant Frères de la Côte, Convoi, Escorte, Armada Espagnoles, et Pirates?
Je trouve géniale cette idée de convoi d’or des conquistadors vers l’Europe. Malheureusement, trop de monde a été mis au courant et les espagnols ne pourront contenir autant d’ennemis. Ce n’est pas vraiment un cadeau fait à l’Espagne que de leur donner un objectif si difficile. Quand bien même en désactivant l’armada de d’Espiard…Oups je voulais dire d’Anne Guibert *il sourit* . Ca aura tout de même eu le mérite d’unir les espagnols dans une quête commune.
-Que pensez vous de la domination française sur les Caraïbes? Des autres nations ou confréries précisément?
La supériorité Française n’est liée qu’à la désorganisation des autres. De plus il est fort à parier que certains Français passeront d’ici peu dans une position bien moins favorable à notre Roy ce qui aidera probablement au ré-équilibrage des nations dans le centre. Il ne faut pas se leurrer deux confréries ne peuvent protéger toutes les villes la domination n’est qu’éphémère et encore si elle existe.
-Parlez nous des Preneurs de Ports un petit peu si vous voulez bien, que nous apprenions à vous connaitre mieux qu’en apparence…
Les “Preneurs de Ports” ont été fondés en début d’année 1606 par Henry le IVe pour pallier à la domination espagnole et installer de nouveaux comptoirs dans les Caraïbes. Nous avons carte blanche pour nos agissements pourvu qu’ils servent le Lys. Sortant tous des plus grandes écoles militaires de la marine Française, l’intégralité de nos membres sont très organisés et rigoureux. On nous compare souvent à des pirates car nous pensons que tous les procédés sont bons pour arriver à nos fins, et nous n’avons aucune compassion pour les navires et villes que nous pillons.
-Qu’avez vous à répondre à vos détracteurs les plus fanatiques? En particulier concernant vos méthodes de combat, de corruption des gouverneurs ou d’espionnage des autres confréries?
Il est vrai qu’à une période, nous testions la loyauté de certains gouverneurs vis-à-vis notamment de l’espagne. Face aux nombreux détracteurs et la masse de critiques que nous subissions chaque jour, nous avons opté pour des actions plus droites et digne de capitaines. Ainsi, nous ne portons plus aucun drapeau de complaisance depuis de nombreux mois.
Quant aux personnes qui nous dénigrent sans arrêt, on les ignore puisqu’elles nous repprochent nos principes militaires que nous affectionnons tant. A chacun à sa façon de naviguer.
-Quelles sont vos forces ou vos faiblesses selon vous?
Nous devons sans aucun doute notre force à notre organisation pointilleuse et notre supériorité numérique. Notre manque de communication (RP) est sans aucun doute notre plus grand défaut. Nous tacherons de remédier à ça.
-Y a t il quelque chose, un évènement… que vous regrettez sur ces mers? Et à contrario, les évènements qui resteront gravés en votre mémoire comme de grandes victoires ou satisfactions?
Nous n’avons réellement subi aucune défaite cuisante exceptée la perte de nos navires très lourds près de Panama avant la grande tempête. Je me suis fait aborder mon 3 ponts à mile seulement de Providence ! Nous espérons depuis montrer à quel point les navires rapides sont trop favorisés par rapport aux lourds en pleine mer.
En ce qui concerne nos meilleurs souvenirs, nous avons particulièrement aimé :
- combattre les premiers corsaires légendaires comme Bonars, Senorita, et leurs amis “Manchots Farceurs”.
- combattre les Rives Sud il y a fort longtemps à San Antonio de Gibraltar. Nous avions du nous avouer vaincus face au Vaisseau 3 ponts de Tarja.
- combattre la coalition espagnole à Santa-Marta ou encore les GS à Coro. A vrai dire, nous n’avons jamais échoué en défense de port. C’est une de nos plus grandes fiertés.
- capturer tous les ports du Pacifique.
-Question de journaliste haha, avez vous des projets dont vous voudriez nous parler?
Mmmhhh, nous n’avons aucun réel projet concret pour l’instant. Mais de toutes façons vous ne serez averti que lorsqu’il sera achevé, comme toujours *sourire malicieux*. Anéantir la flotte espagnole qui a tenté de prendre Carthagéna est notre unique objectif pour le moment.
-Quelle est votre vision de 1609 ?
Elle sera, je pense, une grande année pour l’Espagne qui a l’air de se relever et de s’unir. Le réveil de leur invincible armada leur rendra peut-être la motivation qu’ils avaient perdu. Malheureusement pour le roi Felipe, nous sommes encore plus motivés que l’année dernière et nos jeunes capitaines ont bien grandi…
-Et si on parlait de vous un peu? Qu’est ce qui vous a poussé à devenir ce que vous êtes? En Europe, puis à votre arrivée dans les Caraïbes
Et bien, cette question me semble très proche de la..quatrième question . S’il manque des informations, ne surtout pas hésiter à consulter nos archives respectives.(profils des capitaines)
-Un petit message à faire passer par l’intermédiaire du journal?
Je passe le bonjour à toute ma famille, en Europe, et toutes les personnes qui me reconnaîtront. Je vous aime ! *il rit à nouveau*
-Un rêve que vous n’avez pas encore accomplit ?
Nous aimerions avoir l’honneur de recevoir notre grand Roy, afin qu’il voit à quel point nous avons travaillé ces dernières années. Hélas ça me semble difficile à réaliser.
-Quelque chose à ajouter?
Nous combatterons de manière systématique tout ceux qui se cantonnent sur des positions agressives n’ayant pour but que l’irritation d’autrui.
Voilà…merci au capitaine Morgenstein pour cette interview exclusive. A bientôt chers lecteurs.
Dragan Doria
Salut à tous chers lecteurs et lectrices des Caraïbes, me revoici bien tard en cette nouvelle année, absent un moment des écrits ici, j’en ai bien conscience. Les raisons furent multiples…mais manque de temps et de motivation principalement. Parce que mon départ des Francs Marins le valait bien, ainsi que mon arrivée chez les Piastreux. Dans mon pays d’origine cette période est parait il propice pour le mercato…
Et c’est ce que je me disais en arrivant chez les pirates, après avoir partagé des trésors dont vous n’avez même pas conscience dans vos rêves les plus fous pour nombre d’entre vous. Tout était bien partit pourtant…mes amis qui m’avaient suivit dans le plus grand secret, Braton, Aenor et Maelys, et quitté eux aussi notre confrérie, voguent le long de la côte nord de Cuba. Nous sommes accompagnés des capitaines Maximus et Von Hubu en manque d’action, et laissons derrière nous tellement de choses et de souvenirs!
Et comme nous le pensions, notre nouvelle quête aussi difficile qu’intéressante, démarre plus vite que prévu. Sur un groupe de marchands français, nous appercevons celle que tous les pirates détestent, la célèbre d’Assen, en frégate, accompagnée de ses Nieu Nederland, en petits navires. Nous les engageons quelque peu par surprise, sans Maximus, qui ne veut pas s’impliquer. En moins de 7 heures le combat est déjà terminé, de leurs sept navires seuls trois parviennent à fuir et la belle Angelina a été abordée….
Victoire facile pour nous, rentable, accueillie en fanfare chez nos nouveaux comparses, mais…..les Hollandais l’ont mauvaise, et comme chacun sait même si ce n’est pas officiel, ils sont cul et chemise avec les Français. Et nous qui comptions prendre un port dans le centre à notre arrivée, nous commettons une grosse erreur. Après avoir longtemps hésité entre Santiago de Cuba et La Tortue/Port Margot, nous mettons finalement cap vers l’est, et c’est là que les Français nous attaquent “en prévention”. Ils nous avaient déjà fait le coup remarquez, c’est pas une surprise. Plutôt que vérifier ils tappent avant, puis ils parlent ensuite.
Halalalala très forts les Français, me demandes même qu’est ce qui m’a pris de les aider avec autant d’ardeur, et ce pendant si longtemps. Quand j’ai vu par exemple les Bretons qui abordent Von Hubu sans préavis, puis se plaignent que nous ripostions ensuite sur leurs navires, comme Jacques de Ploubalay, qui aura d’ailleurs le culot de me dire ensuite que s’attaquer aux Nieu Nederland c’est s’attaquer à la France, ça me troue l’cul. Ils se cherchaient donc des excuses pour nous attaquer en premier….chose très regrettable car ils ont eu vent de nos intentions que par rumeurs(et jamais par rp).
S’il n’y avait eu que les Bretons, grâce au ciel ils n’avaient aucune chance pour garder la ville, contrairement à ce qu’ils croyaient d’ailleurs, car nous avions imposer un blocus commercial sur le bois et la pierre. Mais nos nouveaux amis pirates mettaient du temps à arriver, et les informations d’éclaireur claires et nettes habituellement arrivèrent trop tard, alors que nous allions peut être passer à l’attaque au large.
Verdict des informations, flotte des FDLC signalée au sud ouest, et flotte des légers PDP signalée à l’est sur la Véga….Si près…je peux vous dire que c’est que la seconde fois depuis mon arrivée dans les Caraibes que je me suis posé autant de questions à la vision de forces ennemies si importantes. Pourquoi les Français avaient mobilisé autant de navires? Avec leurs alliés hollandais, ils étaient une bonne trentaine, là où nous autres dépassions péniblement la douzaine.
Le soir même, nous décidons donc de partir cap au sud ouest malgré la menace FDLC, avec un réel espoir de forcer le passage, et une ferme intention d’en découdre avec ces valeureux marins. Mais malheureusement pour nous, le sort s’acharne. D’abord la tempête qui s’est levée, puis le lendemain, le vent qui nous ralentit systématiquement et nous fait perdre un temps fou pendant 24h.
Cette fois nous savons que nous avons peu de chances au soir, mais espérons pouvoir mettre en place notre plan d’attaque au petit matin. Mais c’est là que la flotte légère des Bretons et des PDP nous harcèle et nous fait perdre tout espoir. Nous sommes complètement encerclés par un ramassis de barquasses aussi nombreux que des sauterelles, qui nous volera notre combat face aux Frères de la Cote, le plus drôle étant qu’en interne ils se vantaient comme pas possible parait il, ce qu’ils n’osèrent jamais faire de face, prétextant un regret à ce massacre organisé….
…organisé de longue date d’ailleurs. Certainement par ce vieux brigand de Tika, peut être bien presque aussi dégouté que nous en fin de compte. Car ce n’est pas dans le style de cet homme là d’agir ainsi. Alors que s’est il passé? Les Français qui avaient mobilisé une énorme force pour m’accueillir avec les honneurs ont choisit les tirs fratricides sur nous avant toute discussion. Décevant…Ils ont monté leur “piège à coucou” sans nous laisser la moindre chance d’en découdre, nous obligeant à sauver nos piastres, pour s’empresser de se plaindre qu’ils n’y avait pas eu de combat. Un comble n’est ce pas? Nous à la limite on pouvait toujours se plaindre, mais eux? Bref, nous avons perdu sur une accumulation de détails et par léger manque de temps. Dur à avaler mais c’est comme ça et la page est déjà tournée.
Mais nous avons des informateurs au palais du gouverneur qui savent que cette histoire aura des répercussions surement importantes. Mais pas de polémique avant confirmation de nos sources.
Les piastres récupérées, on s’est donc cassés pardi, pour notre dernier bastion, et s’y refaire la cerise…Maracaïbo, qui n’avait jamais aussi bien portée son nom de “Baie des Pirates” avec notre arrivée. Le sud, qui avait retrouvé son calme, allait de nouveau être le théatre d’affrontements extraordinaires à cause d’un nouvel évènement….
D’un coté, un convoi de 7 galions espagnols faisant route vers l’Europe et riche comme crésus, commandé par un inconnu au bataillon, Henrique Canete, escorté par la Hernandad del Calamar, La Casa Velasquez, le galion de Talcazar, et quelques autres, dont la CNC. Au total une quinzaine de navires en plus si je ne m’abuse.
De l’autre nous avons l’Okrama Invisible avec deux Sharp Death, qui viennent de se faire botter le cul par l’armada française qui crêche à Rio et Santa Marta, commandée par d’Espiard. Evidemment la vie est dure pour ces pirates, enfin pirates….hmpf je me comprend. Les Espagnols sont néanmoins inquiets, car malgré la bonne nouvelle de la pseudo scission au sein de la flotte royale (affaire à suivre d’ailleurs), on signale bientôt les FDLC, d’autres navires venant du nord, et les PDP(ça c’est à cause de moi hahahaha). Votre serviteur s’est donc fait un malin plaisir de prévenir le convoi, et un autre qui ressortit de sa boite, Alvaro Menas Alba, qui dormait avec ses 8 vaisseaux 3 ponts.
But atteint pour bibi, il est sortit et les PDP ont pris la poudre d’escampette. Au moins ils ne menaçaient plus. Pendant ce temps on armait une très jolie flotte en un temps record dans la baie, en observant les 3 ponts voguant vers le convoi, alors que de l’autre, certains vaisseaux de d’Espiard sortaient pour engager le convoi, ainsi que plusieurs FDLC, qui étaient défaits.
Voilà, en vrac, ben c’est un beau foutoir haha, la concentration de corsaires et pirates est vraiment élevée au mile carré et c’est loin d’être finit! Vas falloir suivre “l’affaire piège à coucou” chez le capit…euuuu gouverneur, sans compter “l’affaire d’Espiard”. Mais finalement, on va pas s’en plaindre n’est ce pas, ça bouge dans tous les sens et c’est tant mieux! On s’est tellement fait chié ces derniers mois, il est temps de se rattrapper….
Drag’ Doria, alias le Renard, à vot’ service m’sieurs dames!
Comme beaucoup ont pu s’en rendre compte ces derniers temps, il est maintenant beaucoup plus difficile de revendre ses marchandises a forte valeur ajoutée. Depuis quelques temps en effet le receleur principal de ces marchandises est aux abonnés absents. Je parle bien sur d’El Sicario, qui fut publiquement plébiscité lors de la cérémonie des boulets d’Or il y a de cela quelques mois.
Beaucoup s’interroge sur cette disparition aussi rapide que surprenante tant les affaires de cet homme semblaient prospérer. L’enquète de notre journaliste l’a mené dans les plus sombres bas-fonds de Port-Karhaix, et c’est non sans fierté que le pigeon enchainé est maintenant capable de vous réveler le fin mot de l’affaire.
Des rumeurs avaient déjà filtré sur la possible implication de la Compagnie Noire des Caraibes dans cet acte qui met fin a bien des combines de plusieurs confréries concurrentes. Le mobile semblait donc limpide, mais c’était sans compter sur la supreme volonté d’hégémonie de la CNC. Notre journaliste est en effet entré en possession d’un document qui permet de supposer que ces derniers ont fait d’une pierre deux coups. Cette missive, volée dans les bureaux meme du capitaine de la garde, fait état de contatcs tres avancés entre le capitaine Cugel Atine et El Sicario. Ce dernier devait permettre, moyennant finance, de diffuser dans les cercles influants les idées du candidat au poste de gouverneur des Caraibes et de promouvoir la tenue de prochaines élections. Une phrase laconique en fin de missive semble ouvrir aussi la porte à un achat massif de voies dans la noblesse. Connaissant les contacts de la CNC à l’intérieur de l’appareil répressif de Port Karhaix, il y a fort à parier que la confrérie la plus mysterieuse des Caraibes était au courant de ces manoeuvres.
Il devient maintenant évident que la CNC, dans son désir de controle des Caraibes, ne pouvait permettre telle association, et il semble maintenant acquis qu’El Sicario est retenu prisonnier par la CNC. Nous attendons maintenant la réaction des libres marchands Ferengis qui, forts de leurs nombreux contacts dans les cités caraibéennes, sont certainement déjà sur la breche pour libérer un allié précieux dans la conquete du poste de gouverneur. Cette libération peserait en tous cas de tout son poids dans la campagne du sieur Atine tant le receleur de luxe était appécié de nombreuses confréries. Mais il n’est pas dit que les ferengis soient les seuls sur le coup…
Bonjour à vous chers lecteurs. Comme vous le savez, vos journalistes du Pigeon sont toujours à la pointe de l’information. Aussi, cette semaine, j’ai été contacté par de vieux amis habitant la Baie de Maracaïbo. Ils avaient entendu parler par un copain qui avait parlé à un marin qui venait de Gibraltar… on dirait que c’est l’homme qui a vu l’homme qui a vu l’ours mais bon…j’vous la livre quand même, ça vaut le détour.
Cet homme qui a du se confier dans un grand moment de solitude éthylique dans un bouge, venait de l’équipage du fier capitaine Maure et Grand Octopus de la Hernandad Del Calamar, j’ai nommé Karim Awa, plus connu sous le pseudonyme de Rymkawa…
Apparamment ce dernier faisait donc voile dans la baie vers la colonie espagnole, accompagné des navires de Porco Rosso et du commodore Potter. Jusqu’ici rien de grave, mais c’était tout de même bizarre. Leurs batiments avaient bravé la tempête et les récifs de la passe de Maracaïbo comme si le Kraken lui même les avait poursuivis. De même, leur visite semblait entourée de mystères par un rendez vous secret dans une crique.
Pourtant d’après cet homme, la soirée fut banale. On pesta sur les français, on discuta des derniers évènements, avant de faire une fiesta digne de ce nom….
Le lendemain, les trois hommes qui avaient demandé audience chez le gouverneur partirent en direction du palais, laissant leurs équipages et leurs navires à leurs seconds….
Cette fois, d’après un garde, il semblerait que les capitaines soient venus proposé à Del Prado un plan pour sauver ce qui pouvait encore l’être pour l’Espagne dans cette région. Le gouverneur se serait alors énervé, refusant de leur fournir ce qu’ils demandaient, le ton serait alors monté et ils en seraient venus aux mains finalement, avant de prendre carrément les armes et que la situation ne dégénère subitement. C’est là que notre garde se vanta d’avoir fait feu et touché le capitaine en pleine poitrine….assistant tout de même à leur fuite héroïque du manoir.
Pendant ce temps, un couvre feu fut décrété, l’alerte donnée, et notre premier témoin fut lui même pris à partie par la guardia en ville, sommé de déposer les armes et de se rendre avec tous les autres. Mais les flibustiers, qui ne comprenaient pas ce qui s’était passé, ne l’entendirent pas de cette oreille, et préférèrent combattre. Après une première charge victorieuse, ils se retrouvent derrière des barricades de fortune à assiéger les quelques soldats survivants qui s’étaient retranchés dans une taverne.
C’est à partir de là que tout devient confus. Il semblerait que la forteresse se soit mise à tonner sur les navires de la Hernandad au mouillage, qui se mirent à répliquer, et que tous les flibustiers, plus nombreux et à présent pirates, combattirent les soldats dans les rues, dans un chaos le plus total.
Les flibustiers auraient pris le dessus, les combats se faisant plus sporadiques. Mais une ombre venait de ternir le tableau, celle de la mort de Rymkawa devant ses hommes.
Le mutin raconte ensuite que Porco Rosso et Potter se seraient révoltés devant la mort de leur chef, haranguant les mutins, pour se venger et faire tomber le fortin.
Un homme se serait également distingué, un certain Hadji. Ce dernier qui suivait jusque là le capitaine Rymkawa comme son ombre, aurait tué lui même le gouverneur de son sabre maure en faisant chuter les dernières poches de résistance.
La ville autrefois hollandaise, puis française, puis massacrée par les Maréchaux, puis espagnole serait donc repassée pirate depuis quelques jours, sous la houlette de Hadji, et des capitaines Potter et Rosso qui seraient devenus Diego et Andrea….changeant de nom comme ont pu le faire nombre de grands flibustiers par le passé. La baie des pirates n’a jamais aussi bien porté son nom…
Pour conclure, l’Espagne a subit un nouveau coup dur, cette fois en se sabordant elle même si l’on peut dire, en perdant non seulement une ville, mais de vaillants défenseurs. Et j’aimerai donc rendre hommage par la même occasion à ce sacré Rymkawa qui nous a quitté. Encore une légende qui vient de passer de vie à trépas, et que l’on salue bien bas. Paix à son âme.
Bonjour à vous chers lecteurs. Voici, avec un peu de retard, l’interview exclusive de Lord Kensignton, pour répondre en bonne et due forme à celle de Jacques de Ploubalay. Comme vous le verrez, my Lord n’est pas forcément des plus bavards, mais ses propos sont on ne peut plus intéressants. Bonne lecture!
- Dragan Doria: Lord Kensington, pourriez vous pour commencer nous faire un topo de la situation dans le triangle La Véga/ Port Margot/ La Tortue, des combats passés… la stratégie utilisée des deux cotés, ce que vous pensez qu’il va arriver etc…?
- Lord Kensington: Les combats font rage avec une rare intensité dans ce secteur, les Anglais sont cernés par les Ports Français. Ce passage est d’une importance stratégique pour les deux parties.
Aucun camps ne souhaitent lâcher du terrain. C’est une guerre d’usure, les caisses se vident , les stocks de canons s’amenuisent. C’est un véritable enfer pour les capitaines qui sillonnent cette partie des Caraïbes.
Il n’y a pas un jour sans son lots de chaloupes dans les deux camps.
Il y a aussi bien du hit and run, que du combat en mer. Nous combattons face à des gentlemans et sommes presque surpris qu’ils combattent du côté des Froggies.
Nous reservons une surprise de choix aux corsaires Français. Mais une chose est sure nous ne lâcheront jamais cette partie des caraïbes.
Ce combat me rappel la grande guerre qui opposa les DIES face à la Hermandad à l’époque de Dom Pedrovasquez.
Nous combattons aux côtés des English Corsairs , des Wallaces et Englands Private. Les grands absents de cette guerre sont bien entendu nos frères d’armes les Ghosts. Mais ces derniers luttent pour le royaume à l’Ouest.
- D.D : Comment vont les Dwybo? Vous avez quelques anecdotes à nous donner sur votre confrérie dernièrement?
- L.K
emandez donc à Matt Boor ….
- D.D: La situation de l’Angleterre qui n’est présente en force que dans les Antilles vous inquiète t elle? Ce pays a t il une stratégie globale? Trouvez vous regrettable que ce soit la seule nation qui n’ait pas de conseil supérieur? (comme le CSL , le Conseil de 8, et l’APU..)
- L.K : Il y à quelque chose qui s’organise chez les Anglais, d’ici peu vous entendrez parler de nous …
- D.D : Quel est l’évènement qui vous a le plus marqué dans votre vie sur mer?
- L.K :Cienfueguos bien entendu. Une terrible défaite mais quel combat. Mais j’ai la chance d’être un DIE, grâce à Matt Boor, nous sommes presque de tout les combats contre des corsaires. Nous ne sommes pas embourbés dans les PNA. Nous sommes alliés avec les confréries Anglaises que nous respectons, et également avec les FDLC, une vieille alliance qui date…..
Les marchands nous ennuient, nous voulons du combat, sentir la faucheuse prêt de nous. Le gout acre de la poudre, les cris d’agonies de nos adversaires ……………
- D.D : Quelque chose à ajouter?
- L.K : …………….
Salut les p’tits loups! Comme promis, je vous livre mot pour mot mon entrevue avec Jacques de Ploubalay réalisée le 11 octobre 1608. Je le remercie au passage pour ses précisions, ses anecdotes, son analyse et son humour. En attendant celle de Lord Kensington, bonne lecture à tous!
- Dragan Doria : Jacques de Ploubalay, pourriez vous pour commencer nous faire un topo de la situation dans le triangle La Véga/ Port Margot/ La Tortue, des combats passés… la stratégie utilisée des deux cotés, ce que vous pensez qu’il va arriver etc…?
- Jacques de Ploubalay : Nous sommes arrivés sur la zone au début de septembre, appelés là par une nouvelle récoltée par les Services spéciaux du Conseil du Lys qui nous apprit que les Anglais préparaient un coup de main sur Port Margot.
Nous sommes accourus , et arrivés les premiers , nous avons mis la ville en défense, deux ou trois tentatives de siège ont été repoussées , et les choses se seraient normalement arrétées là.
Mais ce serait oublier la situation particulière de la zone de combat: le détroit entre l ‘ Ile de Tortue et la rade de Port Margot est l’ endroit le plus propice au combat naval de toutes les caraibes ; deux ports très rapprochés , comme des bases de départ , des points d ‘ appuis , et une mer vaste pour le combat.
Nos adversaires ont aussitot compris le parti qu ‘ ils pourraient tirer de cette situation particulière, et un premier combat en mer s ‘ est engagé, son résultat fut une nette victoire avec la destruction, entre autres , de la frégate lourde de Lord Kensington
Mais l ‘ adversaire, acharné, ne s ‘ est pas désarmé pour autant, il a réarmé sa flotte, repris des forces et est reparti au combat : nous provoquant par une fausse sortie vers l ‘ Est , il engagea le combat dans le golfe de La Vega, ce second combat fut beacoup moins net, si les anglais échappèrent de très peu a la destruction de leurs navires lourds par une retraite très bien menée et fort chanceuse, nous perdimes proportionellement plus de navires qu ‘ eux dans cette seconde phase.
Les chaloupes données de chaque coté sont tellement nombreuses que les chantiers navals de La Tortue Et Port margot , pourtant industrialisés a la dernière mode , ont du mal a en produire assez et sont en rupture de stock…
A présent , chacun a pansé ses plaies, a tiré les lecons des combats précédents et il semble qu ‘ un combat décisif soit sur le point de s ‘ engager.
Cette fois , c ‘ est nous qui avons commencé les hostilités, on en a assez d’ être toujours les derniers servis, on a donc essayé de les attirer a l ‘ est pour ensuite leur couper leur retraite, puis notre plan une fois éventé , nous avons pris position au large, a l ‘ Est de La tortue, et nous attendons là , a l ‘ arret , le choc de l ‘ ennemi et le début du combat.
Les forces en présence sont a peu de choses près égales : Bretons d ‘ un coté, Dies et English corsairs de l ‘ autre , a navires quasi équivalents ( les anglais doivent être un petit peu plus nombreux et puissants mais sont moins coordonnés, étant deux confréries distinctes)
Si la détermination est la même des deux cotés , je peux vous prédire , du moins , un combat épique dans la semaine a venir. Et le désespoir des fabricants de chaloupes du coin, qui ne suivront plus du tout le rythme
- D.D : Comment vont les Bretons? Vous avez quelques anecdotes à nous donner sur votre confrérie dernièrement?
- J.D.P : Les Bretons , ma foi , se portent bien … nous avons couru quasiment de victoire en victoire sur notre dernière campagne: prise de ports au Centre, combats a Port Margot avec les Passagers, combats a Habana avec la CNC,destruction de la flotte espagnole avec les FDLC , et ce combat ci… joli palmarès mais cela fait 6 mois de combats presque sans interruption et je dois avouer que la fatique se fait un peu sentir.
Pour le moment , tout ce que je peux vous dire c’ est que cela fait trois jours que nous attendons l’ ennemi , plantés au large , et que pour faire passer le temps, nous avons inventé un petit jeu entre nos navires , que je pense commercialiser avec un certain succès : nous représentons sur un quadrillage des navires : une frégate d’ escorte fait 4 cases de long, une frégate d’ avis 3 , un brigantin 2 et une tartane ½ case… chaque capitaine a une feuille et place ses navires comme il veut, puis ensuite a tour de role, chacun « tire « a un endroit ou il suppose que les autres ont placé leurs navires, et on communique par signaux : A 6 ? touché ! B 9 dans l’ eau …
Les anglais nous voient échanger des signaux et s’ imaginent que nous mettons au point une tactique diabolique … si ils savaient !
Je peux même vous avouer que j’ ai battu hier le grand amiral de Condé par trois fois a ce petit jeu, mais chuut… confidentiel défense !
- D.D : Que pensez vous de la situation de la France actuellement dans sa globalité? De chaque confrérie qui la compose?
- J.D.P ( prenant un ton grave et sérieux, un ton d’ expert politologue ) :
La France , je dois l ‘ avouer , se porte au mieux, en mon état de secrétaire général du CSL, je le sais mieux que quiconque, la conjoncture est favorable malgré la crise fiancière, nous maitrisons autant de ports que nous en maitrisions a la grande époque de l ‘ hégémonie, nous maitrisons quasi intégralement notre base Centre et une bonne partie du Sud est sous notre controle, ces possesions sont bien interconnectées , faciles a défendre grace a une logistique combinatoire extrèmement poussée et étudiée
De plus , la France possède des avantages assez extraordianaires : une confrérie multinationale quasi invincible sur mer,les FDLC , qui lui donne une suprématie pour ce qui est combat en mer et pour le reste tout un tissu de Petites et Moyennes confréries ( dites PMC ) dont les qualités se complètent admirablement, enfin un Conseil de coordination qui est le plus ancien des caraibes et qui fonctionne assez bien pour être efficace, grace a une base conceptuelle , j’ oserais dire, constitutionnellement intéressante et stable.
La seule faiblesse de la France est la faiblesse de ses petites confréries : Forez et écumeurs qui vivotent dans une situation difficile financièrement que la crise peut contribuer a aggraver.
La situation générale des confréries n ‘ est pas mauvaise non plus : les FDLC, comme je le disais, restent une puissance incontestable par leur maitrise tactique, indispensable par leur disponibilité , la France ne pourrait se passer d ‘ eux et j ‘ ose même dire qu ‘ ils sont les principaux artisans de sa situation actuelle.
Les Preneurs de ports, confrérie déja puissante, sont maintenant avec 18 membres une confrérie nombreuse, on peut dire qu ‘ ils se portent au mieux, on pourrait même dire qu ‘ ils ont atteint une apogée, ils auront du mal a ne pas redescendre après ce sommet;
En touts cas, il vont peser beaucoup sur la France de demain, par leur réactivité et leur puissance de prise de ports. La seule question qui se pose est de savoir si ils sont capables de substituer une logique beaucoup plus moderne ( peut on dire moderniste ? ) axée sur les concepts de contrôle-continu de zones et de commercialo-tartanisation , a leur logique assez Platonienne d’ expansionnisme dans l’ absolu . Je le crois et je l’ espère.
Les CMDF sont une confrérie a mon sens qui se cherche, ils ont été immobilisés au sud par leurs affaires avec les Francs marins puis l ‘ Espagne, ils sortent d ‘ une phase assez difficile ou ils ont eu a se reconstruire, on a pu craindre un moment un dépôt de bilan , mais ils sont a présent de nouveaux solides, dynamiques et en quète de nouveaux objectifs, de nouveaux débouchés, ils peuvent faire parler d’ eux encore longtemps… une confrérie en quète de soi.
Les Bretons enfin, de création plus neuve que ces anciennes confréries, sont une puissance désormais affirmée: ils ont montré en sécurisant la centre qu ‘ ils étaient capables de prendre des ports en quantité, aussi qu ‘ ils étaient capables de défendre avec acharnement leurs possessions ou de combattre tactiquement contre une flotte nationaliste.
Leur tactique de combat cependant serait a réviser légèrement , en accentuant peut être l’ importance des mouvements latéraux ( comme nous l ‘ enseigne Végèce dans son Art de la guerre )
Ils peuvent monter mais on peut dire qu ‘ ils ont atteint une certaine maturité structurelle qui demande encore a être précisée.
En gros , la France , malgré le départ de son élite avec les maréchaux, est incroyablement forte..; trop presque pour que l ‘ équilibre soit durable … il ya aura des pertes inévitables , ca a déja commencé avec Vera Cruz , mais ca fera un simple rééquilibrage : la France est la plus puissante pour longtemps encore, mais pas de nouvelle hégémonie, terme d’ ailleurs abscons et peu précis que je m’ interdis formellement d’ employer.
- D.D : Que pensez vous des autres nations d’ailleurs? Qui sont vos amis, et vos ennemis?
- J.D.P : Cela rejoint ce que je pouvais dire sur la puissance de la France : nous sommes forts aussi parce que certains sont faibles.
L’ Espagne est faible , elle a d ‘ immenses capacités , elle nous a fait une grande peur il ya quelques mois avec l’ affaire de la flotte, mais en ce moment , on dirait la débandade absolue , et ce n ‘ est pas ceux des espagnols qui pronent un ” nouveau souffle ” qui me contrediront.
Elle souffre du rétablissement de la puissance francaise qui s’ est faite contre elle, de plus elle supporte actuellement le poids des deux plus puissantes confréries francaises : FDLC et PdP … elle aura du mal a se relever mais il le faudra bien. Peut être que l’ émergence d’ une consience collective permettra a l’ Espagne de surmonter ses doutes qui la paralysent .
L’ Angleterre est fidèle a elle même, ni très forte ni faible, possédant d ‘ excellentes jeunes confréries, très dynamiques , bien armées , motivées ( wallace , english Corsairs que j ‘ ai pu admirer au combat ) et deux grandes conféries expérimentées et puissantes ( le GS avait il y a 6 mois la plus belle flotte des caraibes ) … je ne comprends pas qu ‘ elle aie tant de mal a s’ imposer comme une puissance convaincante et a conquérir une zone stable..; peut être est ce du a un manque de coordination ? Ou peut être a un manque de technique … car sans technique , la puissance n ‘ est rien.
La Hollande est vraiement LA puissance montante, avec la formation de l’ APU ,a vec ses confréries jeunes , nombreuses , dynamiques , grace aussi au fait qu ‘ elle soit en paix avec tout le monde : on assiste a la naissance d’ une Grande hollande, elle a désormais ses propres décisions diplomatiques, elle est une puissance par elle même, elle va encore beaucoup grandir même si les évènements risque de lui rendre la vie moins facile que dans cette période bénie de haute croissance ( on peut avancer un taux de 10 % sans exagérér sur la période qui nous intéresse , cela appuie fortement mon argumentation )
Elle pèsera d ‘ un poids croissant et je m ‘ en réjouis car nous savons pouvoir compter sur son amitié et son alliance soudée par tant de combats ensemble.
La piraterie enfin semble peut être renaitre de ses cendres… on l ‘ avait crue a jamais enterrée sous les ruines, et Vera Cruz a été un choc… mais ne nous leurrons pas , 1608 : année pirate ? elle ne l ‘ a pas été, pas plus que 1609 ne le sera … mais la piraterie peut de nouveau jouer un petit rolet.. et c ‘est tant mieux.
- D.D : Quel est l’évènement qui vous a le plus marqué dans votre vie sur mer? Quelque chose à revivre? Des remords? Des regrets? Un souhait particulier? Un rêve inaccompli? Des projets?
- J.D.P : L’ évènement qui m’ a le plus marqué … peut être un combat de mes débuts , une prise de port : à La Vega justement , ou j’ ai assisté à un phénomène historique : la seule et unique défaite des Maréchaux : une prise de port manquée avec les Ecumeurs contre La Vega ( à l ‘ époque Isabella ) défendue par le jeune GS de l’ époque … rétrospectivement je me dis que j’ ai assisté là a un moment historique.
Un rève inaccompli ? un projet ? oui … retrouver un vieil ami … celui qui m’ a abordé le premier navire que je me suis acheté, ce cher Francisco el Magnifico, j’ avais fait le serment de lui rendre la politesse qu’ il m’ avait faite en m’ offrant la chaloupe la plus confortable que j’ ai jamais vue : matelassée , avec armoire a liqueurs et air climatisé… J’ en ai fait faire une pareille par le chantier naval de Habana et je cherche l’ occasion de la lui offrir .. ; son anniversaire peut être ?
- D.D : Quelque chose à rajouter?
- J.D.P : Si je ne croyais que j’ ai déja trop abusé de votre temps , mon cher , je terminerais par une petite annonce que je voudrais faire a vos lecteurs : La boutique des Corsaires bretons sur le port de La Vega propose a prix cassés des exemplaires de ce nouveau jeu dont je vous ai parlé qui est commercialisé sous le nom de Touché – Coulé ( Copyright ) apr les éditions Ploubalay et associés , siège social à Saint Malo ( Bretagne, France ) principales usines a Habana et Maracaibo, qualité garantie .
Cher lectrices et lecteurs, les choses semblent s’emballer un peu dans la golfe du Mexique comme du côté de Port Margot. Alors que certains de nos plus fins limiers traquent le dessous des cartes pour cette dernière affaire, quelle ne fut pas surprise de recevoir un pigeon portant le sceau des Provinces Unies. Fébrile, je déroule le parchemin pour découvrir la réponse officielle de l’APU à notre entrevue avec le capitaine Straycat, qui rappellons-le a fait récemment basculer la ville de Vera Cruz dans la piraterie. Nous retranscrivons ici fidèlement ce dernier:
“Nous, membres de l’APU, condamnons avec la plus grande fermeté les actes ignobles perpétrés par la piraterie sur la cité de Vera Cruz. La mise à sac du port et le renversement du gouverneur est à nos yeux un crime passible de la corde. Les fautifs de cette honteuse agression ne pourront plus à présent faire un mile nautique la conscience et l’esprit en paix. Nous serons toujours à leurs trousses !
Les ports délivrés par l’APU et les forces régulières des Provinces Unies ont été attribués légitimement à la France et aux Provinces Unies. Ces flibustiers se sont par conséquent rendus coupables d’atteintes aux intérêts supérieurs de nations souveraines et qui plus est, pour le cas de la Hollande : en paix. Aussi nous appelons les responsables des nations à condamner sans réserves ces individus et dans le cadre du concert des Nations à s’organiser, en mettant temporairement fins aux guerres intestines, afin d’éradiquer la menace pirates sur ces côtes. Aussi appelons nous tous, les capitaines loyalistes à se joindre à nous et à pourchasser sans relâche ces infâmes pirates afin de les purger de leurs actes malveillants.
Enfin nous nous étonnons de tout ce fanfaronage pour la prise d’un port tenu par un tout jeune gouverneur. Nous n’en avons pas fait autant pour 5 fois plus de prises. Par ailleurs cet enthousiasme à rétablir un nid de pirates aux portes de routes maritimes commerciales fort fréquentées ne peut être que l’œuvre d’un sot ou d’un inconscient… A moins qu’il ne soit les deux ce qui apparaît fort probable. Jamais les nations ne laisseront la gangrenne se réinstaller en ces eaux.
Quand aux provocations ridicules nous accusant d’être une confrérie sans honneur, elles nous laissent froids… Contrairement à ces va-nus pieds nous n’avons pas fait le choix de vendre notre honneur pour une poignée de piastres. Nous sommes restés loyaux envers notre Pays et nous agissons toujours pour la plus grande gloire des Provinces Unies. Personne en ces eaux ne pourra nous accuser du contraire. Je pense que ces allégations ridicules sont à mettre sur le compte d’un esprit dérangé, loin de la réalité du terrain et qu’il convient dès à présent d’ignorer le laissant seul avec ses idées absurdes et son sens de l’appréciation bien à lui.
A bord de la Frégate Octobre Rouge
Le Capitaine Marko Ramius
Pour les Provinces Unies, l’APU et les Nieuw Nederland
Mes amis, l’APU est donc officiellement en guerre contre les pirates du golfe du Mexique. Je me rencarde un peu plus à la taverne la plus proche (juste en dessous des locaux) pour obtenir quelques réactions à chaud.
C’est à présent avéré, le gouverneur de Port Karhaix n’est plus. Déjà, les citoyens de la ville s’organisent pour trouver une solution et remplacer le magistrat par un gouvernement capable. Mais nul ne semble se préoccuper de répondre à la question la plus importante: que s’est il vraiment passé? Qui est coupable? Et surtout, comment la CNC a-t-elle réussi son coup?
Plusieurs hypothèses concourent et furent analysées par les meilleurs experts politiques des tavernes du port.
La piste Ferengi
Celle-là semble de toute évidence la plus probante. Un bref rappel des faits connus de tous:
-Les LMF se présentent au palais pour déposer une plainte, ils ont vu un de leur bateaux couler. Cugel Atine, le visage hâve, marqué par la malnutrition supplie le gouverneur de lui accorder réparation afin de prendre un repas chaud.
-Le gouverneur refuse fermement, et renvoie le marchand amaigri par les privations sans une piastre. (On raconte même que son équipage en fut réduit à vendre ses canons pour des cannes à pêche)
-Quelques jours plus tard, le gouverneur a disparu et Cugel Atine, richement vêtu, fait placarder des affiches proposant des prêts sans plafond. Dragan Doria, maitre de la compagnie de mercenaires la plus couteuse des Caraïbes reconnait avoir été engagé pour assuré la sécurité des transactions pour une somme non communiquée à nos reporters.
Hasard? Coïncidence?
Le mystérieux Aycard
L’homme de loi, inconnu jusqu’alors a réussi en peu de temps à être la principale source d’agitation du palais. Apparemment au fait des mécanismes du pouvoir, il est la dernière personne a avoir arpenté la demeure du magistrat et peut parfaitement avoir orchestré la disparition du gouverneur au nez et à la barbe de tous. Mandaté par Jean de Pourrière, un serviteur d’El Rey, l’avocat pourrait agir en sous main pour l’Espagne qui n’en finit pas de perdre de sa grandeur sur les mers face au Lys… Va-t-on revoir De Inquisio revenir aux affaires?
La démoniaque CNC
Coupable de tant d’exactions qu’il serait vain de chercher la première d’entre elles, cette instance dirige le monde de l’ombre avec tant de sagacité que nul n’a jamais réussi à prouver sa culpabilité pour la plus petite peccadille. Mais l’homme du peuple le sait, il n’y a jamais de fumée sans feu! Wilhem VTZ aurait de toute évidence monté le coup afin de discréditer une branche dissidente du FUCK pour renforcer la position d’Hornblower aux yeux de la frange Crowiste des infiltrés chez les Chevaliers de la Plume Noire. Bien entendu, une information à mettre au conditionnel…
Une autre hypothèse?
Bien entendu, notre enquête est loin d’être finie. Il reste de nombreux bouges à écumer, et nul doute que les informations collectées par la suite révèleront aux yeux de tous la vérité nue sur l’odieux enlèvement de notre gouverneur et son probable meurtre!