Archive pour la Catégorie Poésie

[Poésie]

Posted in Poésie on 8 octobre 2008 by barthroberts

Mais plus je recommence, et plus le mot soupire
Que la fois précédente. Quelle malédiction
Me hante chaque fois, quelle sombre passion ?
J’ai bien pris cent cahiers sans oser les remplir

A vivre sans freiner, aurais-je trop vieilli
Que je ne pourrais plus laisser mon écriture
Gambader à sa guise, et prendre pour pâture
La jungle de mon être; n’aime-t-elle plus ce fruit ?

Jouissant plus des vides que des lettres forcées
Me voilà restant coi, agenouillé devant
Les reliures parfaites des pages au grain blanc
A ces livres je n’ai plus rien à confier

Je vois mes mots tomber dans des miroirs fendus
Aller au fond du trou, broyer de noirs charbons
Emporter l’encre dans sa précipitation
Et éclater leurs lettres sur les os des pendus

Et je vomis des vers, dans une transe fauve
Ulcéré par Satan ! Etreint de convultions !
Je sens comme un trépan qui vrille son sillon
Sur ma tête. Malheur ! Il a troublé l’alcôve !

Mais dans l’âtre plus rien, aucun feu qui ne brûle
Aucune âme qui vive, et aucun cœur qui bat
Seul un miroir détruit, faisant luir ses éclats
Mon visage ruissèle d’un rouge ridicule

Penchez-vous, voyez donc. Jaugez la profondeur
Du trou qui fut creusé par ce forêt médiocre
Humez les aiges poudres des poussières d’ocre
Tailladées par le soc aiguisé des odeurs

Contemplez cette rade, ces navires en cale
Sèche et leurs voiles dures, qu’un catogan de câbles
Tient dans ses griffes sûres, et voyez sous ce sable
Ce ne sont pas des marches : ce sont les cervicales

Près d’elles des gravures, ou comme des dessins
Des ossements forgés ? On a gratté la pierre
Et sa croûte glaçée ? Mais ! C’est un planisphère !
Un ancien visiteur nous montre le chemin

Entamez la descente : le sentier continue
En dévalant la pente. D’autres sont passés là !
Faute de demi-tour, nous n’avons plus le choix
Certains ont trépassé, d’autres sont descendus

Nords. Suds.

Posted in Billets d'humeurs, Poésie avec des tags , , on 2 octobre 2008 by barthroberts

Vers un sud aérien et ses lueurs texanes

Pays de rouges fauves et de sienne brûlée

Repose quelque part, les deux mains sur la canne

Quelque vieux paysan, vieillard aux joues fannées

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C’était en vérité la plus douce des terres

Ces océans d’arbustes, vignobles ombragés

Où des peintres augustes, les yeux pleins de lumières

Glissaient des continents sur leurs grands chevalets

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Ô Vent délicieux aux bouches enlaçées

Filant le doux parfum d’embruns de prés salés

Ô souffle de Neptune aux enfants volubiles

Gambadant joliment sur des chemins d’argile

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Comme les boucles blondes des cotons de nuages

Tamis de grands soleils aux esprits enflammés

Le saule aux franges lasses pleure ce paysage

Brumeux et scintillant, ah ! Grand tableau d’été

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De colorés sucrés en pluie de planètes

Tachetés précieux des pigments de palettes

Il me faudrait au moins mille verbes épiques

Et plus de sentiments qu’en ont les romantiques

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Tous mes yeux sont ouverts, mon esprit est en flammes

Mes idées papillonnent dans leurs robes gitanes

Combien de terres d’or, et combien de menhirs

Lâcheront donc enfin la bride à mon délire ?

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Arpentant les jetées où quelques bateaux mouillent

Glissant tel un serpent, les sols couleur de rouille

Grimaçant sous ma marche fond vibrer l’eau turquoise

En agitant les robes de déesses norroises

-

J’aime à railler ces dieux, d’azur, d’eau et de terre

Quand par hasard je m’improvise téméraire

Quand je moque du pied son râle de crachin

Pour mieux le provoquer, pour voir tonner Odin !

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Bartholomew Roberts

Une petite chanson pour la route?

Posted in Billets d'humeurs, Poésie avec des tags , on 24 septembre 2008 by Dragan Doria

Mouaaaaah. Il est déjà tard mais j’ai pas sommeil. Je viens de voir que ce cher Treviz’ a dit qu’il attendait que mon bouc repousse pour que je vous ponde une création. Bon quand même, ça risquerait de faire long, d’autant qu’il a déjà repoussé en fait.

Trêve de conneries. Vous avez pris le père Doria pour un grand con sans verve et sans cervelle? Levez la main bande de ladres ! Que je vous les coupent ! Hahahahaha vous vous dites celui là avec sa grande bouche ça doit pas être un poète, ni un gentleman.

Erreur chers lecteurs. En fait je suis un peu schizo des fois hahahahaha. Surtout quand il s’agit de la gente féminine. Prenez en de la graine mauvaise herbe!

Donc pour vous prouver qu’un vieux briscard est parfois délicat, voici cette chanson que j’ai composé moi même de bout en bout. 1000 piastres à celui qui trouve les artistes qui m’ont très très légèrement inspiré tiens!

Il y a cette musique pour les filles, des jolies notes pour le son
Des répliques en banderilles, mots qui claquent à l’unisson
Il y a cette musique pour les filles, des paroles pour séduction
Et tant que le soleil brille, je vivrai pour cette chansonnn…

Pour les combler de bonheur
Un jour t’es tu demandé
Si c’était un dur labeur
As tu seulement essayé

Ne dis pas que de malheur
Pour un rien tu l’as frappée
Tout ça pour une petite heure
Maintenant elle est brisée

Elle te regarde elle a peur
Oui ça y est c’est arrivé
Même en lui offrant des fleurs
Est ce qu’elle va te pardonner

Aurais tu trop de pudeur
Pour ne serais ce qu’essayer
Pour reconquérir son coeur
N’ y a t il rien à espérer?!

Il y a cette musique pour les filles, des jolies notes pour le son
Des répliques en banderilles, mots qui claquent à l’unisson
Il y a cette musique pour les filles, des paroles pour séduction
Et tant que le soleil brille, je te donnerai pas raison…

Des goujats il n’y a que ça
Tous les mêmes le dit elle
Tu l’as trompée plusieurs fois
Et méprise les donzelles

La pauvre a perdu la foi
Elle se prend que des gamelles
Tout ça à cause de toi
Et pourtant elle est si belle

Tu a voulu faire ta loi
De force lui rouler une pelle
Tu a voulu faire le roi
Lui tripotter les mammelles

Maintenant tu n’as plus le choix
Tu vas devoir faire appel
A qui quoi prendre quelle voix
Tu as pensé à ta cervelle?!

Il y a cette musique pour les filles, des jolies notes pour le son
Des répliques en banderilles, mots qui claquent à l’unisson
Il y a cette musique pour les filles, des paroles pour séduction
Et tant que le soleil brille, je te donne une leçon

Primo apprends galanterie
Qualité pour la faire fondre
Secundo la repartie
Des poèmes tu devras pondre

Etre à nouveau un bon mari
Pas question de se morfondre
Quand elle te dira chéri
Tu sauras quoi lui répondre

Résolutions si jolies
Faudra pas que ça s’effondre
Et pour son anatomie
T’éloigner de l’hypocondre

Elle sera abasourdie
De ce chéri pour correspondre
Et redeviendra ta mie
Avec un prince te confondre

Il y a cette musique pour les filles, des jolies notes pour le son
Des répliques en banderilles, mots qui claquent à l’unisson
Il y a cette musique pour les filles, des paroles pour séduction
Et tant que le soleil brille, je te donne la solution

Mais il ne faut pas mentir
Et trouver la conclusion,
Tout ça c’est beau de le dire
Faudra passer à l’action

En premier lui faire plaisir
Ne pas fuir la discussion
Tes manières les assouplir
Arrêter d’être grognon

De joie la faire défaillir
Le faire telle une oraison
Tout un monde à découvrir
Si grisante est la passion

Au plumard la faire jouir
Il y a pas trente six solutions
Tout pour la réconquérir
De mille et unes façonnns….

Il y a cette musique pour les filles, des jolies notes pour le son
Des répliques en banderilles, mots qui claquent à l’unisson
Il y a cette musique pour les filles, des paroles pour séduction
Et tant que le soleil brille, j’en ferais mon diapason