Après quelques absences, me voici de retour avec un article sous le bras dont je ne suis pas l’auteur. Pour les félicitations, il faudra s’adresser à Lumillule, qui n’est autre Lucila Valiente dans corsaires. Rendons donc à César ce qui est à César….
Je vous livre son article tel quel, et vous annonce que d’autres viendront le compléter, parlant de pirates ou corsaires célèbres dans l’histoire, parce qu’un peu de culture ça fait pas de mal, c’est bien connu!
Salutations à tous, Aujourd’hui je tiens à vous parler d’un des célèbres pirates qui marqua l’histoire des Antilles et de la piraterie en général. Et pourquoi? Parce qu’en ce moment, je suis vraiment passionnée par la piraterie. (Pertinant, n’est-ce pas? Bon, passons aux choses sérieuses). Il s’agit de Samuel Bellamy, aussi apellé Black Sam ou le Prince des Pirates. Né dans le Devonshire, il est dit qu’il quitta rapidement l’Angleterre pour le Nouveau Monde, en quête de fortune. Malheureusement, l’expédition qu’il engagea dans la recherche de trésors espagnols coulés près des côtes de l’Amérique du Sud fut un échec. Il retourna sur le vieux continent et fonda une famille près de Canterbury. Mais l’appel de la mer était trop fort. Engagé à bord du navire du capitaine pirate Benjamin Hornigold, il lui succéda quand celui-ci se retira en 1717. Commence alors pour Samuel une véritable existence de pirate. Associé à Paul Williams, il décide de monter sa propre compagnie. S’en suivent de nombreux succès en mer, particulièrement dans les Antilles. Dans les écrits du capitaine Johnson, il est dit qu’il aurait fait plus de 50 prises en une seule année. Sa première, le Whydah, est un beau navire à la cargaison parfaite qui deviendra, avec Bellamy à sa barre, navire amiral de la flotte pirate. Toujours très préoccupé par le bien-être de son équipage et même de ses prisonniers, Bellamy est également connu pour posséder l’art de motiver ses troupes. Son élégance, son charisme et sa finesse d’esprit lui vaudront le surnom de Prince des Pirates. Un jour de 1717, il se vanta de son indépendance auprès du capitaine d’un navire marchand qu’il avait capturé , déclamant: “Je suis un prince libre, je peux faire la guerre au monde entier, je suis aussi puissant que celui qui commande une flotte de 100 navires sur mer ou une armée de 100.000 hommes sur terre”. Une déclaration aussi guindée aurait pu paraître exagérée. Mais Bellamy vivait en plein “âge d’or ” de la piraterie. Sa carrière prit subitement fin le 27 avril 1717, au large du Cap Cod, au cours d’un orage. Le Whydah coula, chargé de trésors provenant de plus de 53 navires, entrainant ses hommes et son capitaine dans les abysses. En ce jour, la piraterie perdait une de ses figures les plus imminentes. Jamais Maria ne revit celui dont elle attendait le retour avec tant d’espoir. Seuls deux hommes survécurent dont un certain Thomas Davis. Il déclarera à son procès que le Whydah transportait 180 sacs d’or et d’argent lors du naufrage et alimentera le folklore du Cap Cod. En 1720, un pirate du nom de Sam Bellamy réapparait au large du même Cap. Bien que l’histoire veuille qu’il mourru trois ans plus tôt, il s’agirait bel et bien du fameux capitaine. A son procès à Barnstable, il déclara, haranguant la Cour: “Ils nous condamnent, ces crapules, alors que la seule différence entre nous, c’est qu’ils volent les pauvres grâce à la loi, et que nous pillons les riches armés de notre seul courage”. Le mystère de cet étrange retour reste non résolu encore aujourd’hui. En 1984, une équipe de plongeurs retrouva au fond de l’océan l’épave de ce qui fut identifié comme l’illustre Whydah Gally. C’est le seul navire pirate connu jamais redécouvert. Un chargement d’armes, de pièces de monnaie, de bijoux et autres objets fut mis au jour. Comme quoi, la frontière est mince entre réalité et légende… Bisous, Lumi’