Vers un sud aérien et ses lueurs texanes
Pays de rouges fauves et de sienne brûlée
Repose quelque part, les deux mains sur la canne
Quelque vieux paysan, vieillard aux joues fannées
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C’était en vérité la plus douce des terres
Ces océans d’arbustes, vignobles ombragés
Où des peintres augustes, les yeux pleins de lumières
Glissaient des continents sur leurs grands chevalets
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Ô Vent délicieux aux bouches enlaçées
Filant le doux parfum d’embruns de prés salés
Ô souffle de Neptune aux enfants volubiles
Gambadant joliment sur des chemins d’argile
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Comme les boucles blondes des cotons de nuages
Tamis de grands soleils aux esprits enflammés
Le saule aux franges lasses pleure ce paysage
Brumeux et scintillant, ah ! Grand tableau d’été
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De colorés sucrés en pluie de planètes
Tachetés précieux des pigments de palettes
Il me faudrait au moins mille verbes épiques
Et plus de sentiments qu’en ont les romantiques
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Tous mes yeux sont ouverts, mon esprit est en flammes
Mes idées papillonnent dans leurs robes gitanes
Combien de terres d’or, et combien de menhirs
Lâcheront donc enfin la bride à mon délire ?
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Arpentant les jetées où quelques bateaux mouillent
Glissant tel un serpent, les sols couleur de rouille
Grimaçant sous ma marche fond vibrer l’eau turquoise
En agitant les robes de déesses norroises
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J’aime à railler ces dieux, d’azur, d’eau et de terre
Quand par hasard je m’improvise téméraire
Quand je moque du pied son râle de crachin
Pour mieux le provoquer, pour voir tonner Odin !
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Bartholomew Roberts